Anotr, Jamie Jones et The Martinez Brothers seront en tête d’affiche de la 7e édition du festival, du 30 septembre au 4 octobre. L’événement fête ses dix ans, fort d’une étude d’impact qui lui attribue 51,5 millions de dirhams de retombées locales et plus de 1.400 emplois mobilisés.
Dix ans après sa création, MOGA Festival revient à Essaouira, sa ville d’origine, du 30 septembre au 4 octobre 2026, pour une 7e édition placée sous le signe de l’anniversaire. Après six éditions organisées dans la cité des Alizés (2016, 2018, 2019, 2022, 2024 et 2025) et cinq éditions au Portugal depuis 2021, le festival célèbre cette année une décennie ponctuée de moments forts, d’artistes emblématiques et d’une communauté fidèle réunie autour de l’esprit #MogaTribe.
L’événement, qui revendique désormais le titre de plus ancien festival électronique du Maroc, a dévoilé les premiers noms de sa programmation. Le public pourra notamment découvrir le Britannique Jamie Jones pour son premier show dans le Royaume. Le DJ et producteur incarne depuis plus de vingt ans une certaine idée de la culture club, entre résidences iconiques à Ibiza et présence sur les plus grandes scènes internationales. Les New-Yorkais The Martinez Brothers effectuent quant à eux leur retour vingt ans après leur dernier passage au Maroc, avec l’énergie et la signature house qui ont fait d’eux des références de la scène new-yorkaise.
Enfin, le duo néerlandais ANOTR, aujourd’hui parmi les plus suivis de la scène internationale, sera également au rendez-vous pour la clôture du festival, après avoir imposé son univers à travers le concept No Art, devenu un phénomène mondial. Cette première annonce met également à l’honneur la scène marocaine avec un back-to-back inédit entre Daox et Amine K, deux artistes dont les parcours internationaux témoignent du rayonnement croissant de la musique électronique nationale.
Parmi les autres noms figurent Alexis Cabrera, Cesar Merveille, Enrica Falqui, Fantastic Man B2B Tornado Wallace, Fort Romeau, Hamadeus, Hyde, Jakaw, Jhobei, Jilali, Julian Anthony, Kalabrese, Loewenthal, Mamba Skar, Memed Awad, Moruki, N4bz, Notre Dame, Ousseki, Oz & Rem, Rain, Ramyen, Rhadoo, Tunik, Viken Arman, Voigtmann, Yahya (live) et Yaya. Une sélection musicale fidèle à l’identité du festival : pointue, cosmopolite et ouverte sur le monde, dans une atmosphère intime et solaire.
MOGA accorde par ailleurs une place importante aux collectifs marocains, en leur offrant un espace de visibilité aux côtés des artistes internationaux et en accompagnant, édition après édition, la structuration d’une scène électronique locale en pleine évolution. Cette année, les collectifs Hush Hush, Supervibe, Cartoon et LVR feront partie intégrante de la programmation, incarnant la vitalité d’un mouvement marocain de plus en plus affirmé.
Deux temps forts : MOGA OFF et MOGA IN Fidèle à son ADN, MOGA propose bien plus qu’un simple festival : une expérience immersive mêlant musique électronique, bien-être, gastronomie, surf, artisanat et création contemporaine. L’édition 2026 s’articule autour de deux temps forts. Les 30 septembre et 1er octobre, le MOGA OFF investira gratuitement toute la ville avec des DJ sets, des concerts, du surf, du yoga, du cinéma en plein air et des ateliers disséminés dans 37 lieux partenaires de la médina. Puis, du 2 au 4 octobre, le MOGA IN prendra ses quartiers à l’Hôtel Le Golf d’Essaouira & Spa, transformé pour l’occasion en village immersif au cœur de la palmeraie, avec quatre scènes et un marché de créateurs.
Un moteur économique pour Essaouira Au-delà de l’expérience artistique, MOGA est devenu un moteur économique pour la cité des Alizés. Une étude d’impact socio-économique réalisée par le cabinet K&Co et dévoilée début 2026 a permis de mesurer les retombées de l’édition 2025. Selon ce travail, le festival a généré 51,5 millions de dirhams de dépenses dans l’économie locale et nationale, mobilisé 1.404 emplois directs et attiré 15.000 participants, avec un taux de satisfaction de 92%.
L’étude souligne également un impact touristique significatif. Plus d’un tiers des festivaliers prolongent ainsi leur séjour à Essaouira, renforçant la consommation dans les secteurs de l’hébergement, de la restauration et des activités locales. Le festival s’est par ailleurs imposé comme le premier projet marocain du secteur à s’internationaliser, avec des éditions développées au Portugal depuis 2021, en Espagne depuis 2025 et prochainement au Brésil, tout en continuant à porter fièrement l’identité marocaine au-delà des frontières. Une belle façon de souffler ses dix bougies.
S.N. / Les Inspirations ÉCO
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